07 août 2008

Les JO Antiques

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Olympie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Olympie

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Les Jeux Olympiques Antiques

http://fr.wikipedia.org/wiki/Olympisme

 

Vue de l'ancien stade d'Olympie 

Vue de l'ancien stade d'Olympie

 

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De nombreux mythes entourent l'origine des Jeux olympiques antiques. L'une raconte qu'Héraclès construisit le stade olympique ainsi que les bâtiments alentours en l'honneur de son père Zeus, après avoir accompli ses douze travaux. Il aurait parcouru 600 pas et nommé cette distance un stade, ce qui devait plus tard devenir une unité de longueur équivalente à environ 192 mètres.

Les premiers Jeux olympiques sont réputés avoir pris place en 776 av. J.-C. sur l'initiative d'Iphitos, roi d'Élide. Cette année marque le début du calendrier olympique, selon lequel les années sont regroupées en olympiades. C’est également l'an 1 du calendrier grec adopté en 260 av. J.-C. Toutefois, il est probable que les Jeux aient été encore plus anciens, compte-tenu de l'abondance des offrandes de l'époque géométrique retrouvées à Olympie. Dès lors, les Jeux gagnèrent en importance dans toute la Grèce antique, mais il existe près de 300 réunions sportives du même type, les agônes. Les Jeux olympiques sont les plus prestigieux avec les Jeux pythiques, les Jeux néméens, les Panathénées et les Jeux Isthmiques.

Le programme des compétitions comprend des épreuves hippiques (chars à deux ou quatre chevaux) et des épreuves gymniques (course à pied sur plusieurs distances, lancer du disque, saut en longueur, lancer du javelot, pentathlon, lutte, pugilat et pancrace). Disque, longueur et javelot ne donnent pas de titre olympique mais font partie des cinq épreuves du pentathlon avec la course du stade et la lutte.

Coroebos ouvre le palmarès olympique officiel en remportant la course pédestre du stade en 776 av. J.-C.. Parmi les autres principaux athlètes Grecs des Jeux antiques, citons notamment Milon de Crotone (lutte, VIe siècle av. J.-C.), Diagoras de Rhodes (boxe, Ve siècle av. J.-C.), Polydamas de Skotoussa (pancrace, VIe siècle av. J.-C.), Léonidas de Rhodes (course, IIe siècle av. J.-C) et Melankomas de Caria (boxe, 1er siècle ap. J.-C.).

À partir de la septième olympiade (752 av. J.-C.), le champion olympique reçoit une couronne d’olivier sauvage, un ruban de laine rouge, la tænia, et une branche de palmier. Le Messénien Daikles est le premier champion olympique honoré ainsi.

Réservés d'abord aux seuls citoyens masculins Grecs, les Jeux génèrent une trêve olympique. Toutes les guerres en cours doivent être suspendues pour permettre la tenue des Jeux entre cités rivales. La portée d'un titre olympique est considérable. Les champions sont d'authentiques héros populaires et sont couverts de cadeaux et d'honneurs à leur retour dans leur cité. Ils sont de plus pleinement professionnels depuis le Ve siècle av. J.-C. et peuvent changer de cité dont ils défendent les couleurs. Ces véritables transferts provoquent souvent des troubles, parfois importants, dans la cité « trahie ». On peut ainsi citer le cas de Astylos de Crotone (6 titres olympiques), qui passe de Crotone à Syracuse en 484 av. J.-C. provoquant de graves troubles à Crotone.

Discobole Lancellotti, copie romaine, vers 120 ap. J.-C., palais Massimo alle Terme

Discobole Lancellotti, copie romaine, vers 120 ap. J.-C., palais Massimo alle Terme

 

Un serment olympique en quatorze points régit l'organisation des Jeux depuis 338 av. J.-C..

Le 10e point concerne les cas de tricheries qui sont nombreux et durement sanctionnés.

  • I. Être sujet hellène libre, ni esclave, ni métèque.
  • II. N'être ni repris de justice, ni d’une moralité douteuse.
  • III. S’inscrire à l’avance au stage d’un mois du gymnase d’Ellis.
  • IV. Tout retardataire sera hors concours.
  • V. Interdiction aux femmes mariées d’assister aux jeux ou de se montrer dans l’Altis sous peine d’être précipitées du rocher du Typaion.
  • VI. Pendant les exercices, les maîtres (entraîneurs) des athlètes devront être parqués et nus.
  • VII. Défense de tuer son adversaire ou de chercher à le tuer.
  • VIII. Défense de le pousser hors des limites.
  • IX. Défense de l’intimider.
  • X. Toute corruption d’arbitre ou d’adversaire sera punie du fouet.
  • XI. Tout concurrent contre lequel ne se présentera pas l’adversaire désigné sera déclaré vainqueur.
  • XII. Défense aux concurrents de manifester contre le public ou contre les juges.
  • XIII. Tout concurrent mécontent d'une décision peut en appeler au Sénat contre les arbitres : ceux-ci seront punis ou leur décision annulée si elle est jugée erronée.
  • XIV. Sera hors concours tout membre du Collège des Juges.

Suite à l'invasion romaine, les Jeux s'ouvrent aux non-Grecs. Le prestige des Jeux est tel que plusieurs empereurs y prennent part. Sur les conseils de l'évêque de Milan (Ambroise), l'empereur Théodose Ier interdit les Jeux en 393-394 en raison de leur caractère païen.

La rénovation des Jeux

Baron Pierre de Coubertin

Baron Pierre de Coubertin

 

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Les Jeux olympiques connaissent quelques timides tentatives de rénovation entre la fin du XVIIIe siècle, époque à laquelle on découvre les ruines des sites d'Olympie, et la fin du XIXe siècle. Citons ainsi l'Olympiade de la République qui se tient à Paris en 1796, 1797 et 1798. Esprit-Paul De Laffont-Poulotti réclame même le rétablissement des Jeux olympiques. Il va jusqu'à présenter un projet à la municipalité parisienne, qui rejette l’idée. Le CIO honora la mémoire de ce visionnaire en 1924. Parmi les autres tentatives, citons les Jeux du Rondeau en Dauphiné à partir de 1832, les Jeux scandinaves (en 1834 et 1836), les festivals olympiques britanniques (depuis 1849) comme les Jeux de Munch-Wenlock, les Jeux athlétiques disputés à Montréal (Canada) en 1843 et qui sont rebaptisés Jeux olympiques pour les éditions 1844 et 1845 et les Jeux olympiques de Zappas à Athènes en 1859 et 1870. L'Allemagne tient également un rôle important dans cette rénovation en étant déterminant en matière d'archéologie sur le site d'Olympie et en devenant, très tôt, favorable à la rénovation.

La fédération omnisports française USFSA fête son cinquième anniversaire le 26 novembre 1892 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris. À cette occasion, Pierre de Coubertin appelle à la rénovation des Jeux olympiques.

Deux ans plus tard, du 16 au 23 juin 1894, se tient également à la Sorbonne le « Congrès pour le rétablissement des Jeux olympiques ». Devant l’absence de réactions à son appel deux ans plus tôt, Pierre de Coubertin parvient à convaincre les représentants britanniques et américains, mais aussi d'autres nations, notamment la Jamaïque, la Nouvelle-Zélande ou la Suède. Plus de 2 000 personnes représentant douze nations assistent finalement au congrès, qui vote à l’unanimité la rénovation des Jeux olympiques. L'autre décision importante prise à l’occasion de ce Congrès est la condamnation des règlements sportifs de certaines fédérations (britanniques notamment) excluant les ouvriers et les artisans au nom d’un élitisme social qui allait à l’encontre des idéaux égalitaires français.

Pancrace
Pancrace
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Les Jeux olympiques antiques

 

Le programme des compétitions se met progressivement en place. Lors de la première édition des Jeux (776 av. J.-C.), une seule épreuve est disputée : c'est la course pédestre du stade (environ 192 m). En 776 av. J.-C., la course pédestre du double stade (diaulos) est introduite dans le programme, puis quatre ans plus tard, la première épreuve de fond fait son apparition : le dolichos, soit 24 stades (environ 4600 m). Le pentathlon est introduit au programme olympique en 708 av. J.-C. en même temps que la lutte. Le pugilat arrive en 688 av. J.-C. et le pancrace en 648 av. J.-C. . La course d’hoplites (course pédestre en tenue militaire) fait son entrée au programme en 520 av. J.-C. .

Du côté des courses hippiques, les courses de quadriges (quatre chevaux) figurent au programme olympique depuis 680 av. J.-C.. Les courses montées se disputent depuis 648 av. J.-C..

Des épreuves de course et de lutte réservées aux juniors sont ajoutés au programme olympique en 632 av. J.-C.. Un concours de pentathlon (628 av. J.-C.) et un autre de pugilat (616 av. J.-C.) viennent ensuite compléter le programme olympique des juniors.

En plus de ce programme sportif, des concours culturels étaient organisés. Platon est ainsi sacré deux fois « olympionique ».

Les Jeux olympiques modernes

Contrairement aux Jeux antiques, le programme olympique moderne est beaucoup moins stable. Chaque édition des Jeux apporte ainsi son lot de nouveautés, nouvelles disciplines et nouvelles catégories. Le CIO est seul décisionnaire sur l'admission d'une discipline au programme olympique et il doit composer avec les Fédérations internationales gérant les disciplines. Ainsi, le programme des compétitions sportives ne propose pas l'ensemble des disciplines sportives, ni même la totalité des différentes épreuves possibles. Les Jeux d'été comptent 302 podiums, et c'est un plafond que le CIO ne souhaite pas dépasser. Ainsi, nombre de sports sont écartés du programme, comme cela sera le cas du baseball et du softball après le Jeux de 2008, tandis que d'autres disciplines souhaitant profiter de la vitrine olympique sont priés d'attendre. Les Jeux mondiaux rassemble certains de ces sports non-olympiques mais dont les fédérations internationales sont reconnues par le CIO. Jusqu'en 1996, des sports pouvaient profiter du statut de sport de démonstration.

Le nombre des participants aux Jeux olympiques d'hiver est plus modeste avec environ 2500 athlètes à Turin en 2006. Et du côté du programme, on cherche plutôt à l'étoffer. Certaines disciplines de salle ont été approchées pour passer des JO d'été à ceux d'hiver mais les fédérations internationales concernées ont refusé.

Afin de contenir l'expansion, le nombre d'athlètes participants aux Jeux est désormais plafonné à 10 500 en été et les participants doivent désormais réaliser des minima dans les disciplines chiffrés ou profiter de quotas olympiques gagnés lors des grandes compétitions précédant les Jeux. Pour pemettre à toutes les nations de participer, les minima sont à géométrie variable selon les nations et un Comité olympique n'ayant aucun athlète qualifié aux Jeux profite d'invitations, généralement en athlétisme, natation, judo ou haltérophile pour les Jeux d'été.

 Les femmes aux Jeux

 

Durant l'antiquité Grecque, les femmes étaient exclues des Jeux. Les femmes mariées n'avaient pas le droit d'assister aux épreuves, seul la grande prêtresse de Déméter et les jeunes filles avait ce droit. Les femmes mariées qui assistaient aux jeux pouvait être condamnées à mort.

En ce qui concerne les épreuves, les femmes ne pouvaient pas participer. On retrouve tout de même des noms de femmes dans les palmarès des vainqueurs de courses de chars. Cela tient au fait qu'on n'inscrivait pas le nom du conducteur, mais celui du propriétaire de l'attelage.

La nudité des athlètes est souvent expliqué par la victoire d'une femme lors d'une olympiade, alors que les participants concouraient encore vêtus. En réalité aucune réelle explication à ce sujet n'a encore été donnée. Les Grecs eux-mêmes se contentaient d'anecdotes peu convaincantes.

Commentaires

Bonsoir,

Ayant trouvé sur votre blog les 14 articles du serment olympique, je me suis permise de les reproduire sur le mien en citant naturellement ma source. Si toutefois cela devait poser un problème, dites-le moi et je les retirerai de suite.

Bravo pour votre site.
Cordialement,

C.S.

Ecrit par : C.S. | 14 août 2008

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